Interview de Christophe RENARD

Amis d’enfance et originaires de la même ville, Christophe Renard et Patrick Turpin font leurs premières armes ensemble sur le marché du marquage adhésif et lancent une étude de marché à l’échelle européenne.

En 1998, ils fondent Megamark avec pour objectif de proposer une offre et une prestation de qualité en marquage adhésif. Depuis, c’est 20 ans de développement et une croissance continue!

MV: Quel a été votre parcours scolaire ?

Christophe Renard : J’ai passé un bac économique, puis j’ai intégré une Ecole de commerce avec un cursus en deux ans, qui s’appelait l’ACI et est devenue Negocia.

MV : Et, quel a été votre parcours professionnel avant de créer votre entreprise ?

CR : J’ai travaillé pendant trois ans dans une start-up qui m’a fait connaître le métier dans lequel je suis toujours. J’ai passé un an en France et deux ans aux Etats-Unis. Ensuite, fort de cette expérience, je suis rentré en France et avec mon associé, nous avons rapidement monté la société qu’on dirige encore aujourd’hui.

MV : Pour quelles raisons vous êtes-vous lancé dans l’entreprenariat ?

CR : En fait, ce sont surtout les circonstances qui m’ont amené à me lancer dans la création de mon entreprise. C’est-à-dire essentiellement mon parcours au sein d’une start-up dans laquelle j’ai beaucoup appris, puis ensuite il y a eu tout un environnement qui nous plaisait et que l’on a su saisir. Ce qui est important est que je ne me suis pas lancé seul : nous étions deux fondateurs, et nous sommes toujours deux associés 25 ans après. Concrètement, c’était une envie commune de travailler ensemble sur un projet.

MV: Pouvez-vous nous présenter en quelques mots votre entreprise, son activité, son développement depuis sa création ?

CR : Notre entreprise est spécialisée dans le métier de l’impression – ou du « marquage » : nous permettons aux entreprises de communiquer in fine sur leurs produits. Nous proposons ainsi la réalisation des publicités pour les parkings, les grandes surfaces, les Carrefour, Décathlon, Boulanger… Également les menu board des McDonald. Et nous marquons aussi des produits plus techniques à forte valeur : des biens industriels, de l’équipement, des machines, des avions, des voitures. Nous offrons enfin des concepts de communication clés en mains pour des grandes surfaces. Nous avons donc un métier de base qui tourne autour de l’impression et on l’exploite de différentes manières.

Depuis la création de notre société nous avons monté plusieurs filiales à l’étranger dont une en Angleterre où l’on a la même activité qu’en France mais plus tournée vers l’international : on fait de la gestion de projet, ce qui est en plein développement pour nous aujourd’hui.

Nos axes de développement sont en fait les produits de valeur et l’ouverture à l’international.

MV : A vos débuts, à quelles difficultés principales avez-vous été confronté ?

CR : Il y a plusieurs débuts. Il y a celui où l’on démarre de rien et où on gagne chaque jour un peu quelque chose. Ensuite on est un peu plus nombreux, on doit passer à l’étape supérieure, ce qui demande une réorganisation importante. Puis, on procède à des rachats, ce qui nous fait redémarrer en quelque sorte à chaque fois. L’environnement d’une PME est un environnement qui est constamment perturbé, mais dans le bon sens. Quand on est patron d’une PME il faut donc être généraliste dans ses compétences, et savoir jongler entre l’humain, le financier, le stratégique, le technique, le social…

MV : Enfin, que conseilleriez-vous à un jeune diplômé pour réussir sa création d’entreprise ?

CR : Tout simplement d’avoir très envie de le faire!

 

Interview réalisée par Marie Vincent

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