Comment concilier l’écologie et l’économie ?

 

avant-la-chaine-humaine-des-manifestants-ont-depose-des-milliers-de-chaussures-place-de-la-republique

La réunion des Etats durant la COP 21 en novembre dernier en témoigne : il est temps d’agir en faveur de l’environnement. L’objectif affiché de cette conférence : faire rimer écologie avec économie afin de convaincre les plus réfractaires.

Pour les entreprises, devenir plus écologique est souvent synonyme de dépenses supplémentaires pour respecter des normes environnementales, ou pour réorganiser le système de production de manière à polluer moins. Et cela se répercute généralement sur le prix d’achat pour les consommateurs. Cette idée est un frein à la conversion énergétique, pourtant en regardant sur le long terme, cette transition serait bénéfique aussi bien pour les producteurs que pour les consommateurs. Tour d’horizon des solutions économiques pour répondre à la crise écologique.

Adopter un nouveau comportement : la location et le partage

L’économie collaborative a explosé ces dernières années. Et à juste titre. La location et le partage permettent de faire des économies immédiatement et sans investissement. Ce n’est pas Blablacar, le premier réseau de covoiture d’Europe qui dira le contraire. Le monde n’est pas (encore) près à arrêter d’utiliser la voiture, le covoiturage est donc une solution pour diminuer les embouteillages et les émissions de gaz, tout en faisant des économies.

On peut donc envisager qu’à l’avenir des mesures soient prises pour favoriser ce mode de déplacement. Elles pourront prendre la forme de redevances, ou d’écotaxes entre autres.

Cependant, le partage et la location ne sont pas dans nos habitudes de consommation, il est donc important de sensibiliser le public à ce nouveau modèle, notamment en éduquant les plus jeunes afin que cela entre dans les mœurs.

La transition énergétique : un défi essentiel

Il s’agit d’assurer le plus rapidement possible sa conversion énergétique, d’une part pour être moins dépendant des importations en énergies fossiles, mais surtout car les réserves s’épuisent. Le défi est donc de développer des énergies renouvelables, afin d’être compétitif lorsque nous ne pourrons plus compter sur le pétrole. C’est pourquoi l’Union Européenne s’est engagée à produire 20% de son énergie grâce aux énergies renouvelables d’ici 2020.  Néanmoins, même si le renouvelable est bénéfique sur le long terme, les investissements nécessaires sont très importants et la rentabilité n’est donc pas immédiate. Cela freine ainsi l’investissement des entreprises et des particuliers pour qui le coût de production de certaines énergies (le photovoltaïque ou l’éolien en mer par exemple) est encore trop élevé pour être considéré comme rentable.

A l’échelle des particuliers, l’Etat insiste sur la rénovation des logements afin de réaliser des économies d’énergies. Cette recommandation s’accompagne de mesures incitatives comme des prêts à taux zéro et des déductions fiscales importantes. Une fois de plus, la solution est ici d’investir pour ensuite envisager un retour sur investissement qui peut prendre des décennies.

L’économie circulaire : un pari audacieux

L’économie circulaire est une opportunité pour l’entreprise de réduire son impact sur l’environnement en donnant une seconde vie aux déchets issus de leur production. Plutôt que de les jeter ou de les incinérer, ces derniers sont réutilisés pour éviter le gaspillage. Cela implique aussi de minimiser la consommation d’énergie, de fabriquer des produits conçus pour durer et recyclables.

L’économie circulaire permet donc d’offrir un bien plus respectueux de la nature. Pour que cela marche il est néanmoins indispensable que toutes les entreprises avancent de concert. Les produits jetables doivent en effet être limités un maximum et les enseignes de grande distribution se doivent d’accompagner ce changement.

En plus de toutes ces démarches en faveur des produits renouvelables, il est indispensable que la France enclenche son plan d’action pour la réduction des déchets. Aux États-Unis, de plus en plus de magasins sont revenus à la vente en vrac, évitant ainsi de produire des emballages inutiles.

Changer notre économie pour la rendre plus verte est un challenge important. Les investissements sont certes lourds et l’amortissement long mais comme l’a dit Barack Obama en citant Martin Luther King lors de la COP 21 ‘’il y a toujours un moment où il est trop tard pour agir. En ce qui concerne le climat, il est déjà presque trop tard.’’

Il est donc grand temps de passer à la pratique même si les retombées économiques n’apparaitront que dans une génération.

Manon Roux

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*