Bienvenue dans le Loubiworld : une expérience marketing unique

Entrer dans le monde Louboutin, dans une boutique ou sur le e-shop, c’est vivre un incroyable moment de marketing expérientiel.

 

Le marketing expérientiel est une forme contemporaine de marketing qui regroupe l’ensemble des techniques de marketing fondées sur l’expérience client. Il permet à la marque d’établir des relations individualisées et interactives avec le consommateur afin de le fidéliser. Ainsi engagé dans une relation durable et plongé dans l’univers de la marque, l’achat en devient une expérience particulière pour le consommateur.

 

L’expérience de consommation unique vécue constitue la base de l’avantage concurrentiel de la marque.

 

Agé de seulement 28 ans, le passionné de chaussures Christian Louboutin ouvre, le 21 novembre 1991, sa première boutique dans le premier arrondissement de la capitale, rue Jean-Jacques Rousseau. Cette année là, la petite entreprise artisanale vendra 300 paires de souliers.

 

Depuis sa création la marque a connu un essor fulgurant et gagné en notoriété à l’international. Ainsi, en 2011, le nombre de paires de souliers vendues dans le monde s’élève à près de 700 000 et c’est près de 2 000 paires qui sont fabriquées chaque jour dans les 10 usines italiennes.

 

Aujourd’hui, les escarpins, sandales, bottes, compensées et autres baskets à semelle rouge sont commercialisées dans toutes les plus grandes villes d’Europe, d’Asie et d’Amérique, à travers un réseau de distribution sélectif d’une cinquantaine de boutiques en nom propre. Outre la vente dans les boutiques, se procurer les précieux souliers est également possible sur les boutiques en ligne.

 

 

Le succès commercial de la marque s’explique par son positionnement singulier permettant de faire sortir le consommateur de son univers quotidien pour le faire entrer dans le Loubiworld.

 

Les chaussures de la marque se distinguent, tout d’abord, par leur emblématique semelle en cuir rouge (rouge chinois selon le code pantone). Le choix de cette couleur remonte à une journée de 1993 où le créateur aurait appliqué le vernis à ongle vermillon de son assistante sur les semelles initialement noires du modèle Pensée. Pour le chausseur « les semelles rouges, c’est une signature, et les gens adorent se référer à une identité. Les couleurs ont souvent des côtés sombres, le blanc dans certaines civilisations est la couleur du deuil alors que le rouge est toujours positif. En Chine, c’est la fortune ; en Europe, c’est l’amour… Disons que le rouge s’est installé comme une identité de bienvenue ».

 

L’autre élément symbolique des modèles confectionnés par Louboutin est leur hauteur souvent vertigineuse, qui a pour origine les souvenirs d’enfance du créateur. En effet, c’est un écriteau à l’entrée du musée des arts d’Afrique et d’Océanie interdisant aux visiteuses de porter des talons aiguilles, qui risqueraient de rayer le parquet, qui a marqué le jeune Christian et continué à alimenter ses croquis une fois devenu grand.

 

Forte de son succès, la marque cherche à attirer les consommatrices dès leur plus jeune âge. Ainsi, pour le 50ème anniversaire de Barbie, le chausseur a créé 3 poupées, chacune dotée de quatre paires de chaussures déclinées à partir de modèles existants, le tout vendu dans des boites imitant les véritables boîtes Louboutin.

 

Outre les chaussures, l’expérience d’achat chez Louboutin contribue également à faire vivre à la consommatrice un moment unique, telle une Cendrillon chaussant son soulier de cristal…

 

Bertille Rusé

 

En savoir plus :

http://www.definitions-marketing.com/

La saga Louboutin, un chemin très escarpins de Olivier Séguret, 26 janvier 2012 sur http://www.liberation.fr/economie/2012/01/26/la-saga-louboutin-un-chemin-tres-escarpins_791217

Un commentaire

  1. Merci pour l’information. Article très intéressant.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*